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Sauv’Life : Virginie a répondu à sa troisième alerte
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Le temps m'a paru très long avant l'arrivée des secours. Si cela avait été réellement un arrêt cardiaque, c'était des minutes de gagnées grâce au Sauv'Life.
Virginie est assistante maternelle agréée en Haute-Savoie. Elle est inscrite sur Sauv’Life, l’application qui alerte les citoyens formés quand un arrêt cardiaque est signalé à proximité. Le vendredi 4 juin 2021, elle reçoit sa troisième alerte. Les deux premières, elle n’y était pas allée.
Les deux premières alertes, elle a hésité
C’est le passage de son témoignage que nous trouvons le plus utile, et c’est celui qu’on n’entend jamais. Entre le moment où l’on est formé et le moment où l’on ose intervenir, il y a une marche, et cette marche est haute.
Les deux premières fois, Virginie a reçu la notification, l’a regardée, et n’est pas partie. Trop de questions en même temps : est-ce que je vais savoir, est-ce que je vais gêner, est-ce que quelqu’un de plus compétent sera déjà là.
La troisième fois, elle part.
L’intervention, près d’Annecy
Elle arrive sur place en même temps qu’un sapeur-pompier également alerté. La personne est inconsciente sur un canapé. Ensemble, ils la mettent au sol et commencent les gestes d’urgence.
La victime reprend connaissance avant l’arrivée des secours officiels.
Le temps m’a paru très long avant l’arrivée des secours. Si cela avait été réellement un arrêt cardiaque, c’était des minutes de gagnées grâce au Sauv’Life.
Sa phrase est plus juste qu’elle ne le croit. Ce qui compte dans un arrêt cardiaque, ce ne sont pas les minutes de trajet des secours : ce sont les minutes pendant lesquelles personne ne fait rien. Virginie a supprimé ces minutes-là.
Comment fonctionne Sauv’Life
Quand un appel pour arrêt cardiaque arrive au SAMU, le régulateur peut déclencher une alerte vers les citoyens sauveteurs inscrits à proximité immédiate. L’application affiche l’adresse, et indique le défibrillateur le plus proche pour que l’un des volontaires aille le chercher pendant qu’un autre masse.
L’inscription est gratuite et ouverte à toute personne formée aux gestes qui sauvent. Vous choisissez vos plages de disponibilité, et vous êtes libre de ne pas répondre à une alerte.
Être alerté ne vous engage à rien, et ne vous expose à rien. Depuis la loi du 3 juillet 2020, toute personne qui porte assistance de manière bénévole à une victime en situation d’urgence est reconnue comme citoyen sauveteur, et ne peut pas voir sa responsabilité civile engagée pour les dommages causés en portant secours, sauf faute lourde ou intentionnelle.
Ce que le témoignage de Virginie devrait changer pour vous
Si vous êtes formé et que vous hésitez encore, vous êtes exactement dans la situation où était Virginie à sa première alerte. Trois choses aident à franchir la marche :
- vous ne serez pas seul : les alertes partent vers plusieurs personnes, et souvent vers un pompier ou un secouriste hors service ;
- vous n’aurez pas de décision médicale à prendre : le régulateur du SAMU reste en ligne et vous guide ;
- vous ne risquez pas d’aggraver l’état d’une personne en arrêt cardiaque. Sans compressions, l’issue est connue.
Entretenir les gestes, entre deux interventions
Virginie avait été formée. C’est ce qui lui a permis d’y aller, et c’est aussi ce qui lui a permis de tenir pendant que le temps lui paraissait long.
Les gestes s’oublient, et les recommandations évoluent. Une remise à niveau régulière ne demande qu’une demi-journée, et elle change tout le jour où l’alerte arrive.
- Répondre à une alerte n'engage à rien et ne vous expose à rien
- Vous ne serez pas seul : les alertes partent vers plusieurs personnes
- Le régulateur du SAMU reste en ligne et vous guide
- Ce qui compte, ce sont les minutes pendant lesquelles personne ne fait rien
Questions fréquentes
Qui peut s'inscrire sur Sauv'Life ?
Toute personne formée aux gestes qui sauvent. L'inscription est gratuite, vous choisissez vos plages de disponibilité, et vous restez libre de ne pas répondre à une alerte.
Suis-je obligé d'y aller quand une alerte arrive ?
Non, jamais. Vous déclinez, et l'alerte continue vers les autres volontaires à proximité.
Est-ce que je risque quelque chose juridiquement ?
Non. La loi du 3 juillet 2020 a créé le statut de citoyen sauveteur : votre responsabilité civile ne peut pas être engagée pour les dommages causés en portant secours, sauf faute lourde ou intentionnelle.
Faut-il une remise à niveau régulière ?
Elle n'est pas obligatoire pour rester inscrit, mais les gestes s'oublient et les recommandations évoluent. Une demi-journée de révision suffit à retrouver de l'aisance.
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