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Pourquoi nous avons mis des casques de réalité virtuelle en formation
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Nous avons intégré des casques de réalité virtuelle et des mannequins connectés à nos formations aux gestes qui sauvent. Ce n’est pas un gadget de démonstration, et ce n’est pas non plus une révolution qui remplacerait le formateur. C’est une réponse à un problème précis, que nous observons depuis des années en salle.
Le problème que la salle de formation ne résout pas
Une formation aux premiers secours se déroule dans un endroit calme, éclairé, avec un mannequin posé sur un tapis et un formateur bienveillant à côté. Un arrêt cardiaque, lui, se produit dans un atelier bruyant, sur un quai de gare, dans une cuisine, avec des gens autour qui crient ou qui filment.
Entre les deux, il y a un écart que trente ans de terrain nous ont appris à repérer : beaucoup de stagiaires savent parfaitement faire le geste en salle, et se figent la première fois qu’ils y sont confrontés pour de vrai. Ce n’est pas un problème de technique. C’est un problème de contexte et de stress.
Le témoignage d’une de nos stagiaires le dit mieux que nous : elle décrit avoir dû se mettre « dans sa bulle » pour parvenir à agir sur une plage, au milieu des gens.
Ce que le casque apporte, concrètement
Le casque place le stagiaire dans un lieu, avec des témoins qui parlent, du bruit, une victime au sol et une décision à prendre. Il doit alerter, désigner quelqu’un pour aller chercher le défibrillateur, et commencer les compressions, exactement comme il le ferait dehors.
Pendant ce temps, ses mains sont sur un mannequin connecté réel. La fréquence, la profondeur et le relâchement de ses compressions sont mesurés pendant la scène virtuelle.
C’est la partie la plus instructive de la séance, et la plus inattendue pour les stagiaires. Sous stress, la profondeur des compressions diminue, le relâchement devient incomplet, et le rythme s’effondre au bout de deux minutes. Un stagiaire qui voyait ses gestes comme acquis découvre un écart chiffré, affiché à l’écran, que personne n’a besoin de lui commenter.
Ce que la réalité virtuelle ne remplace pas
Nous sommes formels sur ce point, parce que la tentation commerciale existe : aucune vidéo, aucun casque et aucun logiciel ne corrige la position des mains d’un stagiaire. C’est le formateur qui le fait, en le regardant, en le reprenant, et en le remettant en situation jusqu’à ce que le geste soit juste.
La réalité virtuelle ne remplace donc ni la pratique sur mannequin, ni le formateur, ni le débriefing collectif. Elle ajoute une dimension que ni l’un ni l’autre ne peuvent produire : la pression de la situation.
Comment se déroule une séquence en groupe
- le formateur pose le casque et vérifie le confort du stagiaire ;
- la vue du casque est renvoyée sur un écran, le reste du groupe suit la scène en direct ;
- le passage dure quelques minutes, mannequin connecté sous les mains ;
- le débriefing se fait à plusieurs, relevés à l’appui ;
- le casque est nettoyé et désinfecté entre chaque passage.
Le passage sous casque n’est jamais obligatoire. Un stagiaire qui ne souhaite pas le porter, pour une raison de confort ou de santé, suit la séquence sur écran et travaille sur le mannequin connecté. La validation de la formation ne dépend en aucun cas de la réalité virtuelle.
Ce que ça change pour le débriefing
C’est peut-être l’apport le plus sous-estimé. Quand un stagiaire sort du casque, le groupe a vu la même scène que lui. Le débriefing ne porte plus sur un geste abstrait, mais sur une situation que tout le monde a suivie : pourquoi avoir attendu avant d’alerter, pourquoi ne pas avoir désigné quelqu’un du doigt, pourquoi s’être interrompu.
Ces discussions-là sont celles qui restent. Et elles n’existaient pas avant.
Sur quelles formations la réalité virtuelle est-elle proposée
Le déploiement est progressif, parce que le nombre de casques disponibles reste limité. Elle est aujourd’hui proposée sur le scénario arrêt cardiaque et défibrillation, en séquence intégrée à plusieurs de nos formations secours.
Si la réalité virtuelle vous intéresse pour une session en intra, précisez-le dès la demande de devis : cela conditionne l’affectation du matériel et du formateur.
Questions fréquentes
La réalité virtuelle remplace-t-elle la pratique sur mannequin ?
Non. Le casque apporte le contexte et la pression de la situation, le mannequin apporte le geste. Aucun logiciel ne corrige la position des mains d'un stagiaire : c'est le formateur qui le fait.
Le passage sous casque est-il obligatoire ?
Jamais. Un stagiaire qui ne souhaite pas le porter suit la séquence sur écran et travaille sur le mannequin connecté. La validation de la formation n'en dépend en aucun cas.
Les casques sont-ils nettoyés entre les passages ?
Oui, nettoyage et désinfection systématiques entre chaque stagiaire.
Sur quelles formations est-elle proposée ?
Le déploiement est progressif, le nombre de casques restant limité. Précisez votre intérêt dès la demande de devis : cela conditionne l'affectation du matériel et du formateur.
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